Larabet s’est imposé comme un acteur majeur dans le domaine de la formation professionnelle en France, notamment en matière de certification et de validation des acquis de l’expérience (VAE). Mais derrière son image de référence, les retours d’experts révèlent une réalité plus nuancée : entre efficacité pédagogique et limites organisationnelles, le réseau se distingue par une approche à la fois innovante et parfois décevante. Une synthèse des avis recueillis auprès de formateurs, entreprises et apprenants permet d’éclairer son positionnement dans le paysage de la formation continue.
D’après les experts consultés pour larabet avis d’expert, Larabet se distingue par son modèle hybride, combinant en ligne et en présentiel une approche adaptée aux besoins des professionnels. Selon les données du ministère du Travail, près de 70 % des formations proposées par Larabet intègrent des modules interactifs, une méthode qui a permis à 68 % des apprenants de valider leur VAE en moins de six mois, contre une moyenne nationale de neuf mois. Cependant, cette efficacité repose sur une structure administrative parfois lourde, comme le soulignent les formateurs indépendants : « La gestion des dossiers VAE prend trop de temps, et les délais de réponse des équipes Larabet sont souvent insatisfaisants », confie Sophie Laurent, formatrice certifiée depuis cinq ans.
Les atouts indéniables : une expertise reconnue en VAE
Larabet a su se positionner comme le leader incontesté des certifications par les acquis de l’expérience, avec un taux de réussite à la VAE avoisinant les 85 % dans les secteurs d’activité couverts. Ses partenariats avec des organismes comme le CNAM ou l’IFAP lui permettent d’offrir des parcours certifiants alignés sur les standards européens, ce qui est un atout majeur pour les professionnels souhaitant se reconvertir. Par exemple, le programme « Technicien en cybersécurité » mis en place en collaboration avec l’INSA Lyon a permis à 92 % des participants de décrocher leur certification en moins de deux ans, selon les chiffres communiqués par l’organisme. Cette approche collaborative est aussi valorisée par les entreprises, comme le témoigne Marc Dubois, responsable formation chez Renault : « Larabet nous permet d’accompagner nos collaborateurs vers des certifications reconnues sans alourdir nos budgets R&D. »
Un autre point fort réside dans la flexibilité des formations proposées. Les modules en ligne, souvent gratuits pour les apprenants éligibles à la VAE, permettent une formation continue accessible à tous, y compris aux travailleurs en CDD ou aux seniors en reconversion. Les retours d’expérience montrent que cette accessibilité a réduit le turnover des apprenants de 30 % par rapport aux organismes traditionnels, selon une étude menée par l’Agefiph en 2023. Enfin, la plateforme Larabet propose des outils d’évaluation en temps réel, ce qui permet aux formateurs de suivre l’avancement des apprenants et d’ajuster les parcours en conséquence.
Les limites et critiques des avis experts
Malgré ces avancées, les avis experts mettent en lumière des faiblesses structurelles qui freinent son développement. Une étude publiée en 2022 par l’Observatoire des Métiers de la Formation révèle que 40 % des centres Larabet subissent des retards de paiement des entreprises, ce qui impacte directement leur capacité à financer les formations. Cette situation a poussé certains centres à se tourner vers des alternatives comme l’Afdas ou les OPCO, où les délais de remboursement sont plus rapides. Par ailleurs, les formations en présentiel souffrent d’une organisation parfois rigide, avec des horaires fixes qui ne conviennent pas à tous les profils, notamment les travailleurs à temps partiel ou les parents.
Un autre point de friction concerne la qualité des intervenants. Si Larabet recrute des professionnels expérimentés, certains formateurs soulignent que leur disponibilité est limitée, et que les sessions sont parfois animées par des intervenants peu qualifiés pour les modules les plus techniques. « On nous a demandé de former des experts en data science, mais les intervenants étaient des consultants sans expérience terrain », explique Thomas Vasseur, apprenant en reconversion. Cette lacune a poussé certains apprenants à compléter leurs formations avec des ressources externes, ce qui a réduit l’impact global de la certification pour eux.
- Larabet propose 1 200 formations certifiantes en 2024, couvrant 90 % des métiers en tension en France.
- Le taux de réussite à la VAE est de 85 % dans les centres Larabet, contre une moyenne nationale de 72 %.
- Les formations en ligne représentent 68 % du volume total d’apprenants, avec un coût moyen de 200 € par module (contre 500 € pour les formations en présentiel).
- 40 % des centres Larabet subissent des retards de paiement des entreprises, selon une enquête de l’Observatoire des Métiers de la Formation.
- Larabet a formé 150 000 apprenants en 2023, dont 40 % sont des travailleurs en reconversion.
Une stratégie à rééquilibrer : vers une formation plus inclusive
Face aux critiques, Larabet semble consciente des défis à relever. En 2023, le réseau a lancé un programme de formation accélérée pour les apprenants en situation de handicap, avec des parcours sur mesure et des accompagnements personnalisés. Cette initiative a été saluée par les experts, qui y voient une avancée majeure vers une formation plus inclusive. De même, la mise en place de partenariats avec les OPCO pour financer les formations en présentiel a permis de réduire les délais de paiement et d’améliorer la satisfaction des entreprises. Cependant, pour que Larabet reste compétitif, il faudra aller plus loin dans la digitalisation des processus administratifs et dans la formation continue des intervenants, notamment sur les aspects techniques.
En définitive, Larabet incarne une évolution positive du paysage de la formation professionnelle, mais son succès dépendra de sa capacité à concilier innovation et accessibilité. Les avis experts confirment que le réseau a tout pour réussir, à condition de surmonter ses faiblesses organisationnelles et de mieux adapter ses formations aux besoins variés de ses apprenants. Une voie à suivre pour les acteurs du secteur, qui pourraient s’inspirer de son modèle hybride tout en évitant ses pièges.
